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Choisir la croissance de l’économie pour Montréal et le Québec

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Montréal, le 5 mai 2021 – Montréal fera face à de nombreux défis l’an prochain alors qu’elle annonce un manque à gagner de 300 M$. Elle doit améliorer son attractivité et choisir la croissance économique pour augmenter ses revenus et contribuer ainsi à la hauteur de son plein potentiel à la relance québécoise. Elle sera ensuite légitimée de présenter ses demandes financières aux gouvernements supérieurs.

Faire plus pour l’économie

« La Ville a annoncé la mise sur pied d’une cellule facilitatrice dont l’objectif est d’apporter une approche prévisible, simplifiée et personnalisée pour accompagner les investisseurs qui croient en Montréal. C’est un pas dans la bonne direction », a indiqué le PDG de l’Institut de développement urbain du Québec (IDU), M. Jean-Marc Fournier.

L’IDU recommande que Montréal accélère le développement économique en favorisant les infrastructures et les aménagements urbains permettant d’accroître la réalisation de projets immobiliers. En outre, la Ville devrait accélérer la requalification de certains sites en soutenant leur décontamination.

En matière de taxation, Montréal devrait reconnaître que son titre de ville championne pour l’écart de fardeau fiscal le plus disproportionné entre le secteur non résidentiel et le secteur résidentiel nuit à son attractivité économique. La Ville doit accélérer la réduction du ratio entre les secteurs résidentiel et non résidentiel afin de rejoindre Laval et Longueuil. À cette fin, elle devrait suivre l’exemple de Toronto et de Vancouver en introduisant une tarification à l’usage pour réduire les écarts tout en favorisant l’adoption de comportements responsables.

Selon le PDG de l’IDU, « Montréal devrait être particulièrement vigilante face à l’angle mort de l’évaluation foncière pour la confection du rôle 2023-2025. La date de référence du 1er juillet 2021, en pleine période de réduction de valeur en raison de la crise sanitaire, aura un effet que le gouvernement ne pourra passer sous le tapis comme il l’a fait avec le projet de loi 67 ».

Faire autrement

Montréal devrait profiter des réflexions du gouvernement du Québec en habitation pour exiger un plan de développement de logement social, abordable et familial à effet neutre sur les prix.  En ce sens, la Ville devrait évaluer systématiquement les effets de la valeur du foncier, des coûts de construction et des impacts réglementaires sur les coûts du logement à Montréal pour justifier un effort conséquent de Québec et pour mieux évaluer les conséquences de ses propres décisions.

Selon le PDG de l’IDU, « la solution à la pénurie de logements et à leurs coûts ne passe pas par la mécanique contre-productive du règlement pour une métropole mixte qui réduit l’abordabilité et freine l’ajout d’appartements. D’abord, Québec devrait assumer sa responsabilité sociale en finançant à la bonne hauteur. Ensuite, Montréal devrait collaborer en appliquant des règles qui limitent les coûts, lesquelles, par exemple, exigeraient des superficies de plancher, des hauteurs et des coefficients d’occupation au sol réduisant les prix des logements plutôt que les augmentant ».

Montréal devrait mieux mesurer les effets de ses réglementations, et pas juste en habitation. En ce qui concerne les locaux vacants, elle devrait notamment reconnaître que l’imposition d’espaces commerciaux en rez-de-chaussée dans les nouveaux développements peut avoir des impacts négatifs sur la vitalité commerciale et accentuer le nombre de locaux vacants.

Proposer une nouvelle relation avec le gouvernement

« En choisissant la croissance économique profitable pour tout le Québec, Montréal sera légitimée de proposer une nouvelle relation financière au gouvernement du Québec », selon Jean-Marc Fournier.

Montréal devrait notamment :

Obtenir une compensation des pertes municipales découlant de la COVID-19 en 2021 et un accompagnement financier pour les propriétaires forcés par le projet de loi 67 à payer un niveau artificiellement élevé de taxes;

Obtenir un rehaussement de la contribution des gouvernements supérieurs au financement du transport en commun;

Appuyer les revendications pour un plan national de développement de logement social, abordable et familial.
 

Lien vers le mémoire de l’IDU pour la consultation prébudgétaire de la Ville de Montréal             
 

À propos de l’IDU
Fondé en 1987, l’Institut de développement urbain du Québec (IDU) est un organisme indépendant et sans but lucratif. L’IDU est le plus important représentant de l’industrie immobilière commerciale au Québec. Il agit principalement à titre de partenaire entre les membres de l’industrie, les autorités publiques ainsi que l’ensemble des parties prenantes de l’écosystème de l’immobilier commercial.

Source : Institut de développement urbain du Québec (IDU)

Pour information :   Brendan Billa
                                  bbilla@idu.quebec 
                                  438 406 6049                   

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