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Québec : un marché résidentiel en transformation

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Depuis le début des années 2000, la construction résidentielle se porte bien dans la grande région de Québec, soutenue par un contexte économique favorable. La tendance devrait se maintenir avec la croissance anticipée du nombre de ménages et le besoin de remplacement des habitations. « D’ici 2036, il faudra construire 66 000 habitations neuves dans la région métropolitaine de Québec, affirme Christian-Pierre Côté, associé chez Caprea, une firme de services-conseils en évaluation immobilière. C’est la ville de Québec qui générera le plus d’activité avec un ajout de 45 000 unités. Le reste sera réparti à peu près également entre Lévis et la couronne nord. »

Il faut toutefois s’attendre à un retournement de la tendance dans le type de propriété recherché. Le règne de la maison unifamiliale s’estompe au profit de la copropriété et des appartements en location. L’offre a augmenté dans ce segment de marché depuis 2008 et il représente aujourd’hui 60 % des mises en chantier. « La tendance s’est nettement inversée et elle devrait aller en s’accentuant avec le vieillissement de la population, soutient M. Côté. Plus ils avancent en âge, plus les gens veulent se libérer du fardeau de la possession d’un immeuble en se dirigeant vers la copropriété. » C’est aussi le choix prioritaire de la population immigrante.

Bonne nouvelle concernant les nouveaux arrivants : entre 2011 et 2016, les immigrants qui ont choisi Québec y sont restés. « Avant, ils venaient pour retourner ensuite dans les grands centres. C’est un premier bon pas », affirme M. Côté. Il reste que Québec doit faire des efforts pour attirer encore plus d’immigrants, un défi de taille considérant que le gouvernement provincial souhaite abaisser les seuils d’immigration.

Une demande en évolution

Les promoteurs devront donc ajuster leur offre pour répondre aux nouveaux besoins de la clientèle. « Même si elle a toujours son importance, la localisation ne fera plus foi de tout dans les futurs développements immobiliers, affirme Christian-Pierre Côté. Les gens ne veulent plus seulement un appartement d’une certaine dimension mais un produit qui correspond à leurs valeurs et où ils pourront se réaliser. »

Il cite en exemple des projets immobiliers comme le Sofia Loft, à San Diego, un complexe qui mixte plusieurs types d’habitation, soit la maison de ville, le loft et l'appartement à louer ou à acheter. Surtout, il a été conçu de manière à favoriser les échanges entre les occupants avec une cour intérieure commune, des séances hebdomadaires de cinéma à l’extérieur et des voitures électriques en autopartage. Le Monastère des carmélites, en Allemagne, a lui aussi misé sur la mixité avec, sur le même site, des habitations pour jeunes professionnels, les familles de même que pour les personnes âgées. Dans plusieurs projets, le mélange des fonctions ne se fait pas juste selon l’âge mais aussi entre zones de travail et zones de vie, constate M. Côté. Alors que le télétravail gagne du terrain, les promoteurs doivent offrir des solutions pour faciliter les nouvelles manières de travailler. Autre phénomène à garder sur leur radar : la croissance du commerce en ligne qui devrait atteindre 20 % en 2002.

Des pôles de développement

Dans la grande région de Québec, quatre pôles ont été identifiés pour leur potentiel de développement ou de redéveloppement. Il y a la friche d’Hydro-Québec, un terrain en plein cœur de la ville qui n’est pas utilisé à son plein potentiel. La Place Fleur de Lys avec ses stationnements en surface, offre aussi de grands espaces à redévelopper. Le Pôle Saint-Roch-Expocité a pour sa part l’avantage d’avoir des équipements culturels et sportifs qui permettraient de créer un véritable quartier à usage mixte, où les loisirs, la vie de famille et le travail pourraient cohabiter. Le pôle Lebourgneuf et le pôle Chaudière font aussi partie des zones sous-utilisées. Il reste enfin le pôle Sainte-Foy Entrée Ouest où de nouveaux projets immobiliers viendraient densifier le territoire de façon plus harmonieuse en comblant l’écart entre les grands immeubles et les maisons isolées. 

Christian-Pierre Côté souhaite qu’il s’installe un véritable dialogue entre la municipalité, la communauté et les promoteurs pour planifier le futur immobilier de Québec. « Meilleure sera notre réflexion dans le développement de ces zones, plus la communauté dans son ensemble va bénéficier des retombées économiques et sociales du développement. »

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