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Les perspectives du marché immobilier à l’ère de la COVID-19 - Analyse d'EY

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Les premiers effets de la pandémie n’ont pas tardé à se faire sentir sur le marché immobilier, mais quels en seront les effets à plus long terme ? EY s’est penché sur la question dans une récente analyse qui évalue les perspectives pour différentes classes d’actifs. Tour d’horizon.

À des degrés divers, la crise de la COVID-19 a déjà eu un impact sur les liquidités et les valeurs de marché dans tous les secteurs de l’immobilier, selon EY. Pour son étude, la firme a sondé 40 professionnels de l’industrie à travers le Canada qui œuvrent dans les domaines du capital-investissement, de la gestion d'actifs, et aussi des investisseurs institutionnels, des prêteurs, des courtiers immobiliers, etc.

Commerce de détail : un secteur sous pression

Un des secteurs les plus touchés, c’est celui du commerce de détail alors que de nombreux magasins ont été contraints de fermer leurs portes. Les réductions ou les reports de loyer affecteront forcément le flux de trésorerie des propriétaires. « Ces actifs étaient déjà sous pression avant la crise, explique William Jegher, associé, Services consultatifs transactionnels, chez EY. Certains étaient en voie de se réinventer. La COVID-19 va accélérer cette réflexion. Il est urgent d’avoir un plan de développement qui se tient. »

Certains centres commerciaux sont en meilleure position que d’autres, notamment ceux qui comptent parmi leurs locataires des commerces essentiels comme les épiceries et les pharmacies. « Les détaillants qui ont une bonne stratégie de commerce en ligne seront aussi protégés, ajoute M. Jegher. À plus long terme, ce sont les centres commerciaux axés sur les expériences de destination qui s’en tireront le mieux. Il faudra miser sur la mixité des usages entre le commerce, le divertissement, la restauration. »

L’industrie hôtelière mise au défi

À court terme, les risques sont élevés dans le secteur hôtelier. « À l’échelle du Canada, il y aurait quelque 200 établissements qui sont fermés temporairement. Certains ne vont pas rouvrir, mais il est trop tôt pour savoir combien seront contraints à fermer leurs portes. Il y a aussi des craintes à plus long terme puisque l’industrie touristique sera la dernière à se remettre en marche. On va continuer de voyager pour le travail ou le plaisir, la question est de savoir quand il y aura une réelle reprise des activités. » D’autres questions restent en suspend soit l’impact de l’utilisation de la téléconférence sur les voyages d’affaires ou l’ampleur de la crise économique sur le budget vacances des familles.

L’immobilier résidentiel moins à risque

Les perspectives s’annoncent meilleures pour le multirésidentiel. « À court terme, il y a des pertes de revenus à prévoir pour les propriétaires en raison de la demande de report des loyers. Une situation qui sera temporaire », affirme William Jegher. À long terme, les immeubles multifamiliaux sont considérés comme la classe d’actifs la moins risquée, surtout dans le locatif, un marché plus performant en période de ralentissement économique.

Espaces à bureaux : s’adapter à la demande

Les perturbations semblent minimes sur ce marché puisque les baux de location sont garantis à long terme. Il faudra voir toutefois comment évoluera la demande en matière d’aménagement de bureaux. « Depuis plusieurs années, ce sont les espaces ouverts qui ont la cote. Avec les mesures sanitaires et de distanciation qui pourraient perdurer, verra-t-on un rebond de la demande vers les bureaux fermés et les cubicules pour protéger les travailleurs, s’interroge M. Jegher. Il y a aussi le télétravail qui aura un impact certain sur les besoins des entreprises en matière d’espace. Par ailleurs, on sait qu’il y a quelques locataires qui ont déjà cherché à savoir s’ils pouvaient louer plus d’espaces pour respecter les mesures de distanciation sociale. C’est encore trop tôt pour évaluer l’effet réel sur la demande. »

Secteur industriel : en bonne position

« Avant la pandémie, c’était la classe d’actifs qui enregistrait la meilleure performance au Québec et dans le reste du Canada, poursuit-il. Ce sera encore le cas une fois la crise passée. » Face à la poussée du commerce électronique, les entreprises voudront accroître leurs installations en espace d’entreposage et de distribution. Du côté de la fabrication, il pourrait toutefois y avoir un ralentissement en raison de la baisse générale de la demande en produits non essentiels, souligne le rapport.

« Malgré l’incertitude actuelle, il y a une chose qui est sûre, c’est que la pandémie va se terminer un jour, affirme William Jegher. Il y aura à nouveau un boom dans les différentes classes d’actifs. Les trois atouts pour bien s’en sortir, c’est la patience, la résilience et la créativité. »

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