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« Flexibilité, modularité et technologie sont nos nouveaux mots d’ordre » - Joël Chareyron, Groupe Alfid

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La crise sanitaire confronte les gestionnaires immobiliers à des défis inédits et impose de nouvelles pratiques. Après les interventions prises dans l’urgence au printemps, le Groupe Alfid songe maintenant à mettre en place des solutions technologiques, dont certaines issues de l’intelligence artificielle, pour faciliter la gestion de ses espaces à bureaux.

Joël Chareyron

Vice-président stratégies et affaires

Alfid

 

Dès les premières heures qui ont suivi l’annonce de la fermeture des entreprises non essentielles, l’équipe de direction d’Alfid est passée à l’action en mettant en place un protocole sanitaire strict dans ses immeubles de bureaux sous gestion.

« Même s’ils se sont vidés à hauteur de 90 % au début de la crise de la COVID-19, nous avons fait ce qu’il fallait pour fournir un cadre de travail sécuritaire pour les employés toujours en poste, explique Joël Chareyron, vice-président, Stratégies et affaires. Nous avons suivi l’ensemble des recommandations tout en renforçant certaines mesures sanitaires en effectuant deux et même trois fois plus de rondes de nettoyage dans les espaces communs. Nous avons installé de la signalisation dans les aires de circulation pour faciliter une distanciation physique en plus d’un affichage dynamique qui informait les occupants en continu sur tout ce qui touchait à la COVID-19. »

Ces actions ont fait en sorte qu’Alfid n’a pas eu de cas de contamination à déplorer, assure M. Chareyron. Du côté résidentiel, les mesures sanitaires ont aussi été mises en place pour assurer la protection des locataires et des équipes de gestion.

Maintenir les emplois

Présent sur les marchés de l’immobilier depuis 37 ans, le Groupe Alfid a récemment fait croître son portefeuille sous gestion avec l’ajout de nouveaux édifices au centre-ville de Montréal. Aujourd’hui, l’entreprise gère quatre millions de pieds carrés d’espaces à bureaux, de surfaces commerciales et industrielles. Elle est aussi présente dans le secteur résidentiel comptant plus de 1500 appartements dans la grande région montréalaise.

Alfid emploie 450 personnes dans ses différentes filiales (entretien ménager, sécurité, construction, courtage et gestion des installations de chauffage et climatisation). « Nous avons réussi à maintenir les emplois. La majorité du personnel est en télétravail sauf les équipes de construction et d’entretien ménager qui sont considérés comme des services essentiels. »

Évolution de la demande

Le télétravail est devenu une réalité pour bon nombre d’entreprises. C’est encore la solution privilégiée malgré la réouverture des milieux de travail annoncée en juillet. « Même si les employeurs ont la possibilité de faire revenir 25 % de leurs effectifs, il n’y a pas eu une vague de retour importante », constate M. Chareyron.

À force de se passer de leurs bureaux, craint-il que les employeurs songent à ne plus y retourner ?

« Nous n’avons perdu aucun locataire ni eu de demandes pour réduire l’espace, précise-t-il. Il reste que les employeurs sont en réflexion quant à leurs besoins futurs. Tout dépendra du temps que durera la pandémie. Pour le moment, ils se demandent davantage comment faire revenir les salariés sur les lieux de travail. Plusieurs d’entre eux craignent de reprendre le transport en commun considéré comme un vecteur de contagion. Ils se disent aussi que la distanciation physique sera plus difficile à respecter sur le long terme. »

Alfid a profité des enquêtes réalisées par certains de ses locataires pour connaître les intentions des employés face au travail à distance. « Moins de 5 % des répondants souhaitent opérer en télétravail à 100 %, révèle Joël Chareyron. La plupart des employeurs veulent offrir de la flexibilité à leurs employés en leur permettant de travailler à la maison deux ou trois jours par semaine. Ils sont soucieux de préserver la collaboration et les interactions au sein de leurs équipes qui sont essentielles au bon fonctionnement de l’entreprise. »

Alfid entend continuer à échanger avec ses locataires pour faire face avec eux aux changements à venir. « Plusieurs utilisateurs remettent en question le concept de bureau à aire ouverte et se demandent s’ils ne vont pas privilégier à nouveau les bureaux fermés pour garantir la sécurité sanitaire des employés. Entre ces deux formes d’utilisation de l’espace, il y a de nouveaux concepts à développer. Grâce à des technologies innovantes, entre autres l’intelligence artificielle, nous pourrons offrir aux utilisateurs la flexibilité et la modularité qu’ils recherchent dorénavant. Des applications technologiques pourraient, par exemple, permettre la réservation de bureaux ou d’espaces de travail collaboratif. Elles seraient aussi utiles pour nous aider à gérer l’affluence dans les ascenseurs. Flexibilité, modularité et technologie sont nos nouveaux mots d’ordre. »

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