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« Le plus grand défi, c’est de faire avancer les projets en travaillant à distance » - Martin Houle, Elema

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Le milieu de l’architecture n’a pas échappé aux effets de la COVID-19. Comme bien d’autres entreprises, les firmes ont adopté la formule du télétravail. Dans l’ensemble, les firmes ont réussi à assurer une continuité de services, mais non sans mal. Tour d’horizon avec l’architecte Martin Houle, associé chez Elema et fondateur de Kollectif.net, un site de nouvelles dédié à l’architecture et au design.

 « Contrairement au milieu du génie qui compte de grands bureaux, les firmes d’architectes, ce sont principalement des PME, explique Marin Houle. Un petit nombre d’entre elles compte plus de 100 employés. En plus de l’impact financier de la crise, ce qui a été le plus difficile à gérer pour les architectes patrons, c’est l’aspect humain. Ils n’avaient pas toujours un département RH sur lequel s’appuyer. Ils ont dû eux-mêmes annoncer des mises à pied à leur personnel. Ce n’est jamais facile et ça l’est encore moins quand l’équipe est petite. »

Selon un sondage mené par l’Association des architectes en pratique privée (AAPPQ) en mars dernier, les activités les plus impactées par la crise sanitaire ont été les rencontres de coordination, ce qui est compréhensible étant donné que cela inclut les rencontres de chantiers, et la production de plan et devis. « Le plus grand défi, c’est de faire avancer les projets en travaillant à distance, souligne Martin Houle. Ce qui a sauvé la donne, c’est l’utilisation du partage d’écran qui facilite le travail de conception même s’il se fait un peu plus au ralenti. » Cela dit, les firmes ont appris à tenir des réunions statutaires efficaces. « On se rend compte que c’est faisable et la pratique devrait rester », prédit l’architecte.

Projets reportés ou annulés

Le ralentissement des affaires s’est rapidement fait sentir. Dès le début de la crise, plusieurs firmes (64% des répondants) ont appris que des projets en cours ou prévus étaient reportés en raison de la fermeture des chantiers, mais aussi de l’incertitude du marché. Près d’une firme sur cinq (19 %) a subi l’annulation de projets, surtout dans le secteur privé. « Les plus fragilisées par la crise sanitaire, ce sont les firmes qui font du résidentiel haut de gamme, où la reprise pourrait se faire attendre », explique Martin Houle.

Toute la communauté architecturale s’est mobilisée pour aider les firmes à passer à travers cette situation exceptionnelle. « Il y avait notamment un grand besoin d’information à combler. Les annonces d’aides gouvernementales se sont succédé au début de la crise, et il est devenu difficile pour les entreprises de s’y retrouver. De là est née l’idée de créer un guide de survie COVID-19. » Avec l’Ordre des architectes du Québec (OAQ), l’AAPPQ et le Fonds des architectes, Martin Houle a collaboré à la publication de ce guide qui rassemble en un lieu unique toute l’information sur les meilleures pratiques à adopter pour éviter la propagation et les différents programmes d’aide gouvernementaux. « C’était important d’offrir un soutien à tout le milieu de l’architecture », dit-il. Publié sur le site de l’OAQ, le guide est régulièrement mis à jour.

Que réserve l’après-COVID-19 ?

Dans les firmes, l’activité reprend tranquillement une vitesse croisière portée principalement par les investissements publics. Dans une très large mesure, les firmes et leur personnel travaillent encore à distance, attendant le mois de septembre pour réintégrer leurs bureaux.

Cela dit, le monde de l’après COVID-19 ne sera plus tout à fait le même. Cette pandémie, comme les autres crises sanitaires à travers les siècles, va transformer la façon de concevoir les habitations et les villes. À quoi peut-on s’attendre ? « C’est encore difficile à dire faute de recul, soutient Martin Houle. En matière d’aménagement urbain, on peut toutefois envisager que des experts en médecine et en microbiologie pourraient à l’avenir être intégrés aux équipes de conception. Il faudra dorénavant tenir davantage compte des aspects reliés à la santé et à la biologie. Est-ce que sera à la demande du client ou à l’initiative des concepteurs, cela reste à voir. »

« Dans les tours d’habitation, il y a fort à parier que l’on repensera à la superficie des unités et au partage des espaces communs. On devrait aussi privilégier les matériaux et les surfaces antimicrobiennes. Et je prédis qu’on assistera à une revalorisation du balcon. Les gens vont lui accorder plus d’importance comme lieu de repos, mais aussi pour y cultiver un petit potager. Durant la période de confinement, ceux qui avaient accès à un tel espace l’ont grandement apprécié. Les balcons individuels seront revalorisés dans les nouvelles constructions. »

La pandémie amène son lot de défis. « Pour sauver l’environnement, il faudrait densifier. Pour nous sauver des épidémies, il faudrait se distancier. Et pour rester humain, il faut rester en contact. C’est donc une grande équation à résoudre et les crises, malgré elles, sont toujours porteuses d’innovation », conclut Martin Houle.

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